Le contrôle de l’attrition entre les deux premières vagues d’Elipa 2010-2011

24 juin 2013
Auteur : Gérard Bouvier, chef de la division des enquêtes et des études statistiques - Virginie Jourdan adjointe au chef de division - département des statistiques, des études et de la documentation - SGII - Ministère de l'intérieur

7e Colloque francophone sur les sondages - novembre 2012

ELIPA a pour objectifs principaux la connaissance des parcours d’intégration dans les trois années qui suivent l’obtention d’un premier document de séjour permanent et l’évaluation du dispositif d’accueil (Contrat d’Accueil et d’Intégration, CAI). En première vague, 6 107 personnes ont répondu à l’enquête. Un an plus tard, 4 756 personnes sont réinterrogées, ce qui correspond à un taux de réponse de 77,9 %. Par différence, le taux d’attrition de la deuxième interrogation s’élève donc à 22,1 %, soit 1 351 non répondants.

Bien que l'on puisse considérer ce taux comme satisfaisant pour une enquête non obligatoire, sur une population assez difficile à joindre (mobilité résidentielle, habitats collectifs, …), la nécessité de disposer d'un bon échantillon de répondants au sortir de la vague 3 impose de mobiliser de nombreuses ressources pour assurer un taux de réponse correct pour cette dernière interrogation.

À partir de l’analyse de la non réponse de la deuxième vague d’Elipa, on se propose ici d’identifier et de caractériser les personnes potentiellement non-répondantes en vague 3 afin de prévenir, en partie, l’attrition de la troisième et dernière vague de l’enquête. Une fois cette population décrite, il devient possible de faire un certain nombre de recommandations au moment de la prise de contact entre l’enquêteur et l’enquêté.