Enquête Longitudinale sur l’Intégration des Primo-Arrivants (ELIPA)

1 octobre 2013
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L'enquête ELIPA (Enquête Longitudinale sur l'Intégration des Primo-Arrivants) a pour objet d'appréhender les parcours d'intégration des personnes bénéficiaires d'un premier titre de séjour qui ont vocation à s'installer durablement en France. Pour cela, elle se propose d'interroger des personnes aussitôt après l'obtention de leur premier titre de séjour, puis de les réinterroger un an puis trois ans plus tard.

L'enquête est réalisée par le département des statistiques, des études et de la documentation de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) du Ministère de l’intérieur.

Elle est inscrite au programme des enquêtes statistiques des services publics et, en tant que telle, est strictement contrôlée par le Conseil national de l'information statistique et la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

La première collecte auprès de 6 107 personnes de France métropolitaine s’est déroulée entre mars et juin 2010. La deuxième collecte s’est déroulée entre mars et juin 2011 auprès de 4 756 personnes. La troisième et dernière collecte s’est déroulée de mars à juin 2013, 3 573 personnes ont été réinterrogées. Les premiers résultats ont été diffusés dès le début de l’année 2011.

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Présentation générale de l'enquête

Thèmes détaillés
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Première interrogation

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Deuxième interrogation

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Troisième interrogation

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Les publications (ELIPA)

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L'emploi et les métiers des immigrés
Les immigrés sont traditionnellement dans une situation plus fragile au regard de l’emploi que les Français de naissance en raison des obstacles qu’ils rencontrent sur le marché du travail. Cette vulnérabilité (taux de chômage plus élevés, taux d’activité plus faibles) est essentiellement le fait des immigrés issus des pays tiers (hors Union européenne) et parmi eux, des femmes. Occupant des postes moins qualifiés que les autres actifs nés en France ou dans le reste de l’Union européenne, les immigrés des pays tiers (mais aussi du Portugal) sont également très concentrés dans certains secteurs d’activité (construction, hôtellerierestauration, services de nettoyage et de sécurité, services personnels et domestiques) et dans certains métiers manuels bénéficiant de peu de prestige dans l’échelle des représentations sociales (ouvriers non qualifiés, agents d’entretien…). Les métiers immigrés sont très segmentés selon le genre, avec une spécialisation des femmes dans les services à la personne et des hommes dans les métiers du bâtiment. Leur vulnérabilité et leur concentration sectorielle ou par métiers, variable selon l’origine ethnique, s’atténue néanmoins avec la hausse du niveau de diplôme des migrants, les tensions de maind’oeuvre dans certains métiers (santé, informatique) et/ou dans certains bassins d’emplois (Île-de-France) mais aussi et surtout avec l’ancienneté des vagues migratoires. À cet égard, la concentration par métiers est beaucoup moins prononcée chez les immigrés originaires d’Italie, d’Espagne et du Maghreb que chez les natifs de Chine, de Turquie ou d’Afrique sub-saharienne arrivés plus récemment France.
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Mesure et facteurs explicatifs du déclassement
Dans un contexte de crise économique et de chômage élevé (atteignant 10,2 % en France au deuxième trimestre 2012), un certain nombre d’actifs acceptent un emploi en-dessous de leurs qualifications. Et même en dehors des périodes de crise, de telles situations se multiplient : avec l’élévation du niveau de diplôme, l’offre de travail qualifié est parfois plus élevée que la demande.
Ainsi, ce phénomène de surqualification, appelé ici déclassement, est un bon indicateur de fonctionnement du marché du travail. En effet, plus il y a de personnes déclassées, plus il y a « sous-utilisation des compétences
humaines sur le marché du travail » [Nauze-Fichet, Tomasini, 2002].
La question du déclassement est particulièrement prégnante pour les immigrés et leurs descendants, qui ont plus de difficultés à accéder à l’emploi [Breem, 2012 ; Domergue et Jourdan, 2012 ; Jugnot, 2012].
Cette étude a pour but de quantifier le déclassement via l’emploi occupé et le salaire perçu. Elle vise également à exhiber les différents facteurs y contribuant, tant pour les immigrés et leurs descendants que pour le reste de
la population.
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Flux annuel d’entrées d’actifs étrangers sur le marché de l’emploi français
Estimation pour les années 2007-2009
 
Depuis 1997, à l’initiative d’André Lebon et de la Direction de la population et des migrations (DPM), plusieurs travaux ont permis de proposer une estimation du nombre annuel d’entrées sur le marché de l’emploi français d’actifs étrangers. Cette série, couvrant les années 1990-2006 (Léger 2004, 2008), a d’abord inclus l’ensemble des ressortissants étrangers, qu’ils soient originaires ou non des pays membres de l’union européenne (UE). A partir de 2004, l’estimation a été réduite aux seuls ressortissants des pays tiers, l’accord de libre circulation entre les pays de l’UE ne permettant plus de mesure précise des flux de circulations migratoires des européens originaires de ces pays.
Le présent travail poursuit cette série et l’étend aux années 2007-2009. Par rapport aux précédentes estimations, celle-ci se distingue par le recours exclusif aux données issues de l’Application de Gestion des Ressortissants Etrangers en France (AGDREF) comme source statistique de référence pour les flux annuels de migrants. Cela introduit une petite discontinuité méthodologique avec les estimations précédentes qui reposaient essentiellement sur les informations collectées par l’OFII (ex-OMI) et l’OFPRA. Toutefois, cette nouveauté ne modifie ni la cohérence statistique de la série qui couvre dorénavant les années 1990-2009, ni les conclusions auxquelles parvient cette étude.
 
Jamais, depuis 1990, la contribution des étrangers non communautaires au renouvellement de la population active française n’aura été aussi importante qu’au cours des années 2007-2009 : selon notre estimation, dont le principe méthodologique n’a pas varié par rapport aux précédentes évaluations, environ 100 000 actifs originaires des pays tiers seraient entrés en moyenne chaque année pour la première fois sur le marché du travail français, soit deux fois plus qu’au cours de la seconde moitié des années 90.
 
Les étrangers qui arrivent en France en raison de l’obtention préalable d’un contrat de travail ne représentent même pas 1/5e de ce flux. Les personnes arrivées en France pour une autre raison (principalement pour un motif familial) constituent 60 % de ces entrées. Les hommes sont plus nombreux que les femmes (60 % contre 40 %). Enfin, près des 2/3 de ces nouveaux actifs sont africains et, parmi eux, 58 % sont algériens, marocains ou tunisiens ; au total, 36 % des nouveaux actifs étrangers sont maghrébins.
Cette étude met l’accent uniquement sur les entrées. De ce fait, elle peut biaiser l’appréhension de la présence étrangère sur le marché du travail français. Le solde annuel d’étrangers actifs est, depuis de nombreuses années, plus faible que le nombre annuel d’entrées d’actifs étrangers. Il y a donc des sorties de la catégorie « actifs étrangers ». Celles-ci peuvent être de quatre types : des sorties physiques du territoire, des passages vers la catégorie « actifs français » après acquisition de la nationalité française, des départs en retraite et des décès (peu nombreux). Une prochaine recherche, qui s’inscrira dans la continuité du présent travail, tentera précisément d’évaluer la part de ces différents flux de sorties d’actifs étrangers du marché de l’emploi français.
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L'intégration des nouveaux migrants : évolutions au travers de deux enquêtes
ELIPA a pour objectifs principaux la connaissance des parcours d’intégration dans les trois années qui suivent l’obtention d’un premier document de séjour permanent et l’évaluation du dispositif d’accueil (Contrat d’Accueil et d’Intégration, CAI). La première vague a permis d’enquêter au printemps 2010 6 107 migrants éligibles au CAI âgés de 18 ans ou plus, ressortissants des pays tiers à l’EEE et la Suisse et ayant obtenu en 2009 un premier document de séjour permanent en France. Les entretiens se sont déroulés en 14 langues et dans quatre régions (Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Alsace), cependant l’enquête est représentative des signataires du CAI de la France entière. Ces mêmes étrangers ont été interrogés une deuxième fois au printemps 2011. Une troisième et dernière vague est prévue en 2013 (Régnard, Domergue, 2011).
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Prévention de l'attrition dans une enquête longitudinale
7e Colloque francophone sur les sondages - novembre 2012
 
ELIPA a pour objectifs principaux la connaissance des parcours d’intégration dans les trois années qui suivent l’obtention d’un premier document de séjour permanent et l’évaluation du dispositif d’accueil (Contrat d’Accueil et d’Intégration, CAI). En première vague, 6 107 personnes ont répondu à l’enquête. Un an plus tard, 4 756 personnes sont réinterrogées, ce qui correspond à un taux de réponse de 77,9 %. Par différence, le taux d’attrition de la deuxième interrogation s’élève donc à 22,1 %, soit 1 351 non répondants.
 
Bien que l'on puisse considérer ce taux comme satisfaisant pour une enquête non obligatoire, sur une population assez difficile à joindre (mobilité résidentielle, habitats collectifs, …), la nécessité de disposer d'un bon échantillon de répondants au sortir de la vague 3 impose de mobiliser de nombreuses ressources pour assurer un taux de réponse correct pour cette dernière interrogation.
 
À partir de l’analyse de la non réponse de la deuxième vague d’Elipa, on se propose ici d’identifier et de caractériser les personnes potentiellement non-répondantes en vague 3 afin de prévenir, en partie, l’attrition de la troisième et dernière vague de l’enquête. Une fois cette population décrite, il devient possible de faire un certain nombre de recommandations au moment de la prise de contact entre l’enquêteur et l’enquêté.
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Estimations locales du nombre de descendants d'immigrés
Selon les dernières estimations réalisées à l’aide de l’Enquête Emploi (EEC) et de l'enquête "Trajectoires et Origines", la part des descendants d'immigrés dans la population est de l’ordre de 10 % (Breem1, 2010 ; Borrel, 2010). Il existe d’autres sources importantes d’information
sur la population ayant un lien à la migration parmi lesquelles figure le Recensement de la Population (RP). Mais ce-dernier, a contrario des enquêtes ménages, ne permet pas de comptabiliser les descendants d'immigrés. Or, il est la seule source dont la taille de l'échantillon est adaptée à une estimation locale de population. L'objectif « avoué » de notre étude sera de déterminer à l’aide des sources disponibles, une solution méthodologique permettant d’estimer la population des descendants d'immigrés par zone infra nationale.
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Integration in the labour market of people holding Reception and Integration Contracts signed in 2009
Due to the clear break caused by migration, the labour force status of Reception and Integration Contract signatories fluctuates widely. The subjects of this study have been in France for periods that vary from a few months to several years. The length of time they have been in France has a significant bearing on their labour force status, which is also heavily influenced by their gender.
Men most often focus their migration project on getting work: they often work as soon as they arrive in France, even if they are also heavily affected by unemployment. Over the course of their first years in France, their unemployment rate is partially reabsorbed.
Women enter the labour market later on and with more difficulty. They give priority to having children, in keeping with their age. Some of them are homemakers when they arrive in France, regardless of whether or not they used to be economically active before their migration. They
will often enter the labour market after a certain lapse of time. Generally, the length of time that women have been in France is shorter, but of those who came to France at the same time, the women's unemployment rate is always higher than the men's.
French language skills are more likely to ease entry into the labour force than school or university qualifications.

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1 octobre 2013

ELIPA

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