L'intégration des étrangers en 2025 : 46 600 BPI ont été accompagnés par le programme Agir
En 2025, le nombre de contrats d’intégration républicaine (CIR) signés baisse de 10,1 % par rapport à 2024. Parallèlement, la part des signataires bénéficiant d’une formation linguistique a atteint son niveau le plus haut depuis 2018. Le taux d’atteinte du niveau A1 parmi les bénéficiaires d’une formation linguistique est également en hausse. En 2025, les ressortissants marocains sont en tête du classement des nationalités signataires. Parmi les signataires du CIR, les bénéficiaires d’une protection internationale (BPI) peuvent être accompagnés par le programme Agir. Au 31 décembre 2025, et depuis le début du déploiement d’Agir en décembre 2022, 46 600 BPI sont entrés dans le programme. Il s’agit majoritairement de jeunes hommes et trois bénéficiaires sur dix sont originaires d’Afghanistan. À l’entrée dans le programme, 79 % des bénéficiaires sont actifs sans emploi ni formation. Après au moins 6 mois d’accompagnement, ils sont 37 % à sortir positivement du programme, en particulier 64 % sur la dimension de l’hébergement. Ces taux sont toutefois variables en fonction du profil et du territoire du bénéficiaire.
Une baisse des signatures de contrats d’intégration républicaine
En 2025, 102 871 contrats d’intégration républicaine ont été signés, marquant une baisse de 10,1 % par rapport à l'année précédente (Figure 1). Cette diminution s’explique notamment par des contraintes budgétaires[1] limitant les capacités de traitement des dossiers, ainsi que par la très forte baisse du nombre de signataires algériens.
Un peu plus de la moitié des signataires (51,2 %) ont reçu une prescription pour une formation linguistique en 2025. Ce chiffre marque une augmentation de 6,6 points par rapport à 2024 et constitue le taux plus haut enregistré depuis 2018. Cette hausse s’explique notamment par la part croissante de signataires ukrainiens (+ 79,2 % - Figure 3) et par l’augmentation du niveau linguistique requis, niveau A2 pour les nouveaux signataires du Cir depuis le 18 juillet 2025, conformément à l’article 20 de la loi CIAI (Encadré 1).
Le taux d’atteinte du niveau A1 parmi les signataires orientés en formation linguistique, a augmenté de 1,9 point en 2025, pour atteindre 67,6 % (Figure 2). Hors Mayotte, où les formations linguistiques font l’objet de dispositions spécifiques, ce taux s’élève à 67,9 %.
[1]cf. le projet de loi de finances 2026 : Immigration, asile et intégration, section III, partie A
Figure 1 : Contrat d'intégration et prestations liées
| Données / années | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | Évolution 2025/2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de signataires | 108 909 | 110 080 | 127 876 | 114 443 | 102 871 | - 10,1 % |
| Nombre de formations linguistiques prescrites | 51 700 | 51 168 | 58 582 | 50 991 | 52 649 | + 3,3 % |
| Taux de prescriptions de formations linguistiques parmi les signataires du contrat | 47,5 % | 46,5 % | 45,8 % | 44,6 % | 51,2 % | + 6,6 pts |
Source : OFII.
Champ : France, ressortissants de pays tiers.
Note de lecture: en 2025, sur les 102 871 signataires du CIR, 51,2% ont reçu une prescription pour une formation linguistique.
Figure 2 : Part des signataires du CIR ayant atteint le niveau A1 à l'issue de la formation prescrite
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | Évolution 2025/2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux d'atteinte du niveau A1 | 76,4 % | 67,1 % | 68,0 % | 65,7 % | 67,6 % | + 1,9 pts |
| Taux d'atteinte du niveau A1 hors Mayotte | n.d | n.d | 72,1 % | 67,4 % | 67,9 % | + 0,5 pt |
Source : OFII.
Champ : France, ressortissants de pays tiers.
Note de lecture: en 2025, 67,6 % des signataires du CIR ayant terminé leur formation linguistique ont atteint le niveau A1.
Les ressortissants marocains restent la première nationalité parmi les signataires du Cir en 2025, représentant un signataire sur dix (Figure 3). Ils sont suivis par les Tunisiens (7,6 %) et les Afghans (6,6 %). Les Ukrainiens sont en quatrième position, représentant 5,2 % des signataires. Leur nombre augmente fortement (+79,2 %), sous l’effet de la progression des premières délivrances de titres de séjour à cette nationalité (plus de 12 000 en 2025)., principalement au bénéfice de la protection subsidiaire, soit un niveau 3,5 fois plus élevé qu’en 2024[2]. De même, le nombre de signataires haïtiens augmente fortement (+ 74,5 %). Cette nationalité figurant également parmi les plus concernées par les demandes d’asile en 2025[3]. A l’inverse, le nombre de signataires recule pour la majorité des nationalités figurant parmi les dix principaux pays d’origine de 2024. Il concerne particulièrement les Algériens, avec une baisse de 91,3 % et seulement 583 signataires, passant ainsi de la 4ème à la 39ème position entre 2024 et 2025. Cette très forte diminution s’explique par le fait que l’OFII a cessé de convoquer systématiquement les ressortissants algériens en 2025. Ces derniers, en vertu des accords de 1968, ne sont pas dans l’obligation de s’inscrire dans la démarche d’obtention du Cir, mais peuvent en signer un s’ils le souhaitent. Le nombre de signataires afghans recule, mais dans une moindre mesure, de 34,7 %
Figure 3 : premières nationalités d'origine parmi les signataires du CIR
2024
| Nationalité | Nombre de signataires | Part parmi l'ensemble des signataires |
|---|---|---|
| Marocaine | 11 302 | 9,9 % |
| Afghane | 10 456 | 9,1 % |
| Tunisienne | 9 391 | 8,2 % |
| Algérienne | 6 709 | 5,9 % |
| Ivoirienne | 4 959 | 4,3 % |
| Turque | 4 863 | 4,2 % |
| Guinéenne | 3 527 | 3,1 % |
| Congolaise (RDC) | 3 259 | 2,8 % |
| Sénégalaise | 3 249 | 2,8 % |
| Bangladaise | 3 143 | 2,7 % |
| Total 10 nationalités | 60 858 | 53,2 % |
| Toutes nationalités | 114 443 | 100 % |
Source : OFII.
Champ : France, ressortissants de pays tiers.
Note de lecture : en 2025, sur les 102 871 signataires du CIR, 10 582 sont des ressortissants marocains,
soit 10,3 % des signataires. Leur nombre est en repli de 6,4 % par rapport à 2024.
2025
| Nationalité | Nombre de signataires | Part parmi l'ensemble des signataires | Évolution nombre de signataires 2025/2024 |
|---|---|---|---|
| Marocaine | 10 582 | 10,3 % | - 6,4 % |
| Tunisienne | 7 777 | 7,6 % | - 17,2 % |
| Afghane | 6 828 | 6,6 % | - 34,7 % |
| Ukrainienne | 5 372 | 5,2 % | + 79,2 % |
| Ivoirienne | 5 213 | 5,1 % | + 5,1 % |
| Guinéenne | 4 174 | 4,1 % | + 18,3 % |
| Turque | 3 824 | 3,7 % | - 21,4 % |
| Haïtienne | 3 332 | 3,2 % | + 74,5 % |
| Bangladaise | 2 934 | 2,9 % | - 6,6 % |
| Congolaise (RDC) | 2 908 | 2,8 % | - 10,8 % |
| Total 10 nationalités | 52 944 | 51,5 % | - 13,0 % |
| Toutes nationalités | 102 871 | 100 % | - 10,1 % |
Source : OFII.
Champ : France, ressortissants de pays tiers.
Note de lecture : en 2025, sur les 102 871 signataires du CIR, 10 582 sont des ressortissants marocains,
soit 10,3 % des signataires. Leur nombre est en repli de 6,4 % par rapport à 2024.
Les ressortissants du Maghreb ont été historiquement les principaux signataires du CIR, se partageant les trois premières places jusqu’en 2019 (Figure 4). Depuis lors, ce classement a été modifié par la progression du nombre d’Afghans signataires. Le net recul du nombre d’Algériens s et l’augmentation du nombre d’Ukrainiens signataires a fait remonter l’Ukraine de la 11èmeà la 4ème position entre 2024 et 2025.
Figure 4 : Evolution du nombre de signataires du CIR des principales nationalités
| 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Maroc | 11 100 | 11 885 | 8 957 | 10 599 | 10 316 | 11 430 | 11 302 | 10 582 |
| Tunisie | 8 581 | 9 121 | 6 373 | 7 312 | 9 758 | 9 909 | 9 391 | 7 777 |
| Afghanistan | 5 192 | 5 576 | 6 806 | 12 170 | 9 883 | 12 754 | 10 456 | 6 828 |
| Ukraine | 839 | 948 | 719 | 889 | 819 | 1 750 | 2 997 | 5 372 |
| Côte-d'Ivoire | 2 852 | 4 163 | 3 184 | 5 185 | 5 453 | 6 294 | 4 959 | 5 213 |
Encadré 1 : Le contrat d'intégration républicaine CIR
Le Contrat d’Intégration Républicaine (CIR), entré en vigueur le 1er juillet 2016 et succédant à l’ancien contrat d’accueil et d’intégration, est un engagement mutuel conclu entre l’État français et tout étranger éligible, admis au séjour en France et désireux de s’y installer durablement. La signature de ce contrat marque la première étape du parcours personnalisé d’intégration du signataire en France. D'une durée d'un an, ce contrat engage le signataire à suivre une formation civique (4 jours depuis le 1er mars 2019), et selon son niveau de français, une formation linguistique (0, 100, 200, 400 ou 600 heures, depuis le 1er mars 2019). Depuis juillet 2025, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) élargit la formation linguistique du CIR à tous les signataires n’ayant pas le niveau A2, en anticipation de l’entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (CIAI). Celle-ci impose l’atteinte du niveau A2 pour l’obtention d’une carte de séjour pluriannuelle et du niveau B1 pour une carte de résident, ainsi que la réussite à un examen civique à compter de 2026.
Des entretiens individualisés sont également organisés par l'OFII, permettant de fournir des conseils en orientation professionnelle et un accompagnement adapté aux besoins pour faciliter l’insertion professionnelle, les conditions d’accueil et d’intégration.
Au 31 décembre 2025, 46 600 BPI ont bénéficié du programme Agir
Les bénéficiaires d’une protection internationale (BPI) ayant signé le Cir peuvent être orientés vers le programme d’Accompagnement global et individualisé des réfugiés (Agir). Le programme Agir offre un suivi et une aide personnalisés vers l’emploi, le logement et l’accès aux droits. Au 31 décembre 2025, le programme Agir est déployé dans les 94 départements de France continentale (figure 5). Depuis son lancement en 2022, 51 300 bénéficiaires de la protection internationale (BPI) ont été orientés vers le programme, 46 600 y ont débuté un accompagnement, dont 15 100 en 2025, et 22 700 sont toujours en cours d’accompagnement fin 2025. En 2025, 94 % des BPI orientés vers le programme Agir ont été pris en charge dans un délai de moins d’un mois, une part similaire aux années précédentes.
Figure 5. Entrées dans le programme et déploiement d’Agir
| Département | Année | Entrées |
|---|---|---|
| 01 - Ain | 2023 | 657 |
| 02 - Aisne | 2024 | 147 |
| 03 - Allier | 2023 | 391 |
| 04 - Alpes-de-Haute-Provence | 2024 | 66 |
| 05 - Hautes-Alpes | 2024 | 68 |
| 06 - Alpes-Maritimes | 2023 | 720 |
| 07 - Ardèche | 2022 | 227 |
| 08 - Ardennes | 2024 | 137 |
| 09 - Ariège | 2023 | 132 |
| 10 - Aube | 2022 | 586 |
| 11 - Aude | 2024 | 172 |
| 12 - Aveyron | 2024 | 131 |
| 13 - Bouches-du-Rhône | 2023 | 1 346 |
| 14 - Calvados | 2024 | 339 |
| 15 - Cantal | 2023 | 237 |
| 16 - Charente | 2023 | 313 |
| 17 - Charente-Maritime | 2023 | 451 |
| 18 - Cher | 2024 | 140 |
| 19 - Corrèze | 2023 | 259 |
| 21 - Côte-d'Or | 2024 | 589 |
| 22 - Côtes-d'Armor | 2022 | 440 |
| 23 - Creuse | 2023 | 189 |
| 24 - Dordogne | 2024 | 189 |
| 25 - Doubs | 2024 | 305 |
| 26 - Drome | 2024 | 229 |
| 27 - Eure | 2023 | 550 |
| 28 - Eure-et-Loir | 2024 | 127 |
| 29 - Finistère | 2024 | 274 |
| 30 - Gard | 2023 | 515 |
| 31 - Haute-Garonne | 2023 | 1 605 |
| 32 - Gers | 2022 | 278 |
| 33 - Gironde | 2023 | 1 261 |
| 34 - Hérault | 2023 | 1 111 |
| 35 - Ille-et-Vilaine | 2024 | 549 |
| 36 - Indre | 2023 | 129 |
| 37 - Indre-et-Loire | 2024 | 261 |
| 38 - Isère | 2022 | 1 151 |
| 39 - Jura | 2023 | 282 |
| 40 - Landes | 2024 | 197 |
| 41 - Loir-et-Cher | 2023 | 357 |
| 42 - Loire | 2024 | 387 |
| 43 - Haute-Loire | 2024 | 103 |
| 44 - Loire-Atlantique | 2023 | 2 220 |
| 45 - Loiret | 2023 | 582 |
| 46 - Lot | 2023 | 213 |
| 47 - Lot-et-Garonne | 2024 | 154 |
| 48 - Lozère | 2024 | 111 |
| 49 - Maine-et-Loire | 2024 | 462 |
| 50 - Manche | 2023 | 437 |
| 51 - Marne | 2024 | 323 |
| 52 - Haute-Marne | 2024 | 130 |
| 53 - Mayenne | 2024 | 209 |
| 54 - Meurthe-et-Moselle | 2023 | 426 |
| 55 - Meuse | 2024 | 94 |
| 56 - Morbihan | 2022 | 742 |
| 57 - Moselle | 2023 | 1 043 |
| 58 - Nièvre | 2023 | 248 |
| 59 - Nord | 2023 | 1 105 |
| 60 - Oise | 2024 | 503 |
| 61 - Orne | 2024 | 150 |
| 62 - Pas-de-Calais | 2025 | 119 |
| 63 - Puy-de-Dôme | 2023 | 647 |
| 64 - Pyrénées-Atlantiques | 2023 | 478 |
| 65 - Hautes-Pyrénées | 2024 | 224 |
| 66 - Pyrénées-Orientales | 2023 | 434 |
| 67 - Bas-Rhin | 2024 | 534 |
| 68 - Haut-Rhin | 2022 | 1 066 |
| 69 - Rhone | 2023 | 2 288 |
| 70 - Haute-Saone | 2024 | 132 |
| 71 - Saone-et-Loire | 2024 | 365 |
| 72 - Sarthe | 2024 | 309 |
| 73 - Savoie | 2023 | 379 |
| 74 - Haute-Savoie | 2024 | 250 |
| 75 - Paris | 2023 | 2 797 |
| 76 - Seine-Maritime | 2024 | 519 |
| 77 - Seine-et-Marne | 2025 | 252 |
| 78 - Yvelines | 2024 | 501 |
| 79 - Deux-Sèvres | 2024 | 239 |
| 80 - Somme | 2024 | 240 |
| 81 - Tarn | 2024 | 161 |
| 82 - Tarn-et-Garonne | 2023 | 211 |
| 83 - Var | 2023 | 466 |
| 84 - Vaucluse | 2023 | 235 |
| 85 - Vendée | 2023 | 553 |
| 86 - Vienne | 2023 | 333 |
| 87 - Haute-Vienne | 2023 | 387 |
| 88 - Vosges | 2023 | 229 |
| 89 - Yonne | 2023 | 290 |
| 90 - Territoire de Belfort | 2023 | 311 |
| 91 - Essonne | 2024 | 812 |
| 92 - Hauts-de-Seine | 2024 | 515 |
| 93 - Seine-Saint-Denis | 2025 | 281 |
| 94 - Val-de-Marne | 2023 | 2 185 |
| 95 - Val-d'Oise | 2023 | 1 058 |
Les bénéficiaires sont jeunes et majoritairement des hommes
Environ 2 bénéficiaires sur 3 (63 %) sont des hommes (figure 6). Les BPI sont jeunes : en moyenne âgés de 32 ans à leur entrée dans le programme, 46 % ont entre 25 et 34 ans et 80 % ont moins de 40 ans. Alors que les hommes représentent 51 % des réfugiés accompagnés de 40 ans ou plus, ils constituent 73 % des bénéficiaires entre 20 et 24 ans.
Trois bénéficiaires du programme Agir sur dix sont originaires d’Afghanistan (29 %), nationalité la plus représentée au sein du programme. Viennent ensuite, loin derrière, les Soudanais (5 %), les Guinéens (5 %), les Turcs (5 %), les Ukrainiens (4 %), et les Ivoiriens (4 %). Les six principaux pays d’origine des accompagnés rassemblent ainsi plus de la moitié des bénéficiaires du programme. Un BPI accompagné sur cinq est originaire d’un pays francophone.
Les bénéficiaires afghans sont en très grande majorité des hommes (82 %), à l’inverse des Ivoiriens (68 % de femmes) ou des Ukrainiens (65 %). Ils sont aussi plus jeunes : 28 ans pour les Afghans contre 46 ans pour les Ukrainiens.
Figure 6. Répartition des entrées, part des femmes et des moins de 30 ans par nationalité
| Nationalité | Nombre d'entrées | Répartition | Part des femmes | Part des moins de 30 ans |
|---|---|---|---|---|
| Afghanistan | 13 278 | 29 % | 18 % | 69 % |
| Soudan | 2 535 | 5 % | 19 % | 63 % |
| Guinée | 2 215 | 5 % | 60 % | 61 % |
| Turquie | 2 211 | 5 % | 23 % | 48 % |
| Ukraine | 2 003 | 4 % | 65 % | 16 % |
| Autres | 24 311 | 52 % | 46 % | 39 % |
| Ensemble | 46 554 | 100 % | 37 % | 49 % |
Source : MI-DGEF-DSED, Agir.
Champ : BPI entrés dans le programme Agir avant le 31 décembre 2025.
Note de lecture : 13 278 BPI entrés dans le programme sont afghans, soit 29 % de l’ensemble.
Des situations en logement et en emploi précaires à l’entrée dans le programme
Sur le plan professionnel, près de quatre bénéficiaires sur cinq (79 %) sont sans emploi ni en cours de formation à l’entrée dans le programme, et 4 % occupent un emploi pour une période de moins de 6 mois. Parallèlement, 8 % des réfugiés ont un contrat à durée indéterminée ou supérieure à 6 mois lors de leur entrée dans Agir.
À leur entrée dans le programme, 37 % des réfugiés sont hébergés dans les logements temporaires mis à disposition par le Dispositif national d’accueil (DNA – figure 7), 22 % sont hébergés à titre gratuit chez un tiers, hors parents, enfants majeurs ou conjoint, et 8 % sont sans-abri ou vivent dans des habitats de fortune. À l’inverse, 18 % occupent un logement pérenne (définition).
Figure 7. Situations résidentielles des bénéficiaires à leur entrée dans le programme Agir
| Logement initial | Non pérenne | Pérenne |
|---|---|---|
| Dispositif national d'accueil (DNA) | 37% |
|
| Logé à titre gratuit chez un tiers | 22% |
|
| Sans abri, habitat de fortune, bidonville | 8% |
|
| Locataire d'un logement social |
| 8% |
| Hébergement généraliste** | 7% |
|
| Autre* | 7% |
|
| Logement accompagné ou adapté |
| 6% |
| Locataire d'un logement privé |
| 4% |
| Logé par ses parents, ses enfants majeurs ou conjoint |
| 0% |
(*) Situations non qualifiées par les opérateurs.
(**) Il s’agit d’hébergements tels qu’une Résidence hôtelière à vocation sociale (RHVS) ou un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).
Des accompagnements multi-dimensionnels pour plus de neuf BPI sur dix
Les bénéficiaires d’Agir peuvent être accompagnés par les opérateurs départementaux en fonction de leurs besoins sur trois axes : le logement (85 % des bénéficiaires), l’emploi ou la formation qualifiante (86 %) et l’accès aux droits (81 %). Les BPI peuvent cumuler ces accompagnements : 65 % d’entre eux sont aidés dans les trois domaines, 28 % dans deux et 6 % dans seulement un des trois.
Des disparités territoriales
Le profil des BPI accompagnés, leur condition de logement et leur situation professionnelle à l’entrée dans Agir diffèrent significativement entre les départements. La proportion de personnes sans emploi ni formation et sans-abri ou en hébergement temporaire hors DNA (logé chez un tiers ou en hébergement généraliste) est dix fois plus importante à Paris (64 % - figure 8) que dans la Haute-Marne (6 %), pour une moyenne nationale de 29 %. Vingt-trois départements présentent une proportion supérieure à cette moyenne tandis qu’un département sur deux a une proportion inférieure à 19 %.
Figure 8. Part des bénéficiaires en situations précaires à leur entrée dans Agir
| Département | Proportion |
|---|---|
| 01 - Ain | 18% |
| 02 - Aisne | 6% |
| 03 - Allier | 11% |
| 04 - Alpes-de-Haute-Provence | 7% |
| 05 - Hautes-Alpes | 15% |
| 06 - Alpes-Maritimes | 23% |
| 07 - Ardèche | 11% |
| 08 - Ardennes | 15% |
| 09 - Ariège | 19% |
| 10 - Aube | 7% |
| 11 - Aude | 7% |
| 12 - Aveyron | 14% |
| 13 - Bouches-du-Rhône | 40% |
| 14 - Calvados | 34% |
| 15 - Cantal | 12% |
| 16 - Charente | 6% |
| 17 - Charente-Maritime | 13% |
| 18 - Cher | 23% |
| 19 - Corrèze | 1% |
| 21 - Côte-d'Or | 20% |
| 22 - Côtes-d'Armor | 31% |
| 23 - Creuse | 6% |
| 24 - Dordogne | 6% |
| 25 - Doubs | 20% |
| 26 - Drome | 22% |
| 27 - Eure | 13% |
| 28 - Eure-et-Loir | 28% |
| 29 - Finistère | 7% |
| 30 - Gard | 10% |
| 31 - Haute-Garonne | 49% |
| 32 - Gers | 15% |
| 33 - Gironde | 23% |
| 34 - Hérault | 33% |
| 35 - Ille-et-Vilaine | 41% |
| 36 - Indre | 19% |
| 37 - Indre-et-Loire | 41% |
| 38 - Isère | 26% |
| 39 - Jura | 7% |
| 40 - Landes | 3% |
| 41 - Loir-et-Cher | 8% |
| 42 - Loire | 24% |
| 43 - Haute-Loire | 13% |
| 44 - Loire-Atlantique | 23% |
| 45 - Loiret | 21% |
| 46 - Lot | 7% |
| 47 - Lot-et-Garonne | 8% |
| 48 - Lozère | 12% |
| 49 - Maine-et-Loire | 30% |
| 50 - Manche | 13% |
| 51 - Marne | 25% |
| 52 - Haute-Marne | 6% |
| 53 - Mayenne | 24% |
| 54 - Meurthe-et-Moselle | 26% |
| 55 - Meuse | 32% |
| 56 - Morbihan | 20% |
| 57 - Moselle | 29% |
| 58 - Nièvre | 6% |
| 59 - Nord | 38% |
| 60 - Oise | 32% |
| 61 - Orne | 9% |
| 62 - Pas-de-Calais | 28% |
| 63 - Puy-de-Dôme | 25% |
| 64 - Pyrénées-Atlantiques | 9% |
| 65 - Hautes-Pyrénées | 16% |
| 66 - Pyrénées-Orientales | 17% |
| 67 - Bas-Rhin | 52% |
| 68 - Haut-Rhin | 21% |
| 69 - Rhône | 49% |
| 70 - Haute-Saône | 6% |
| 71 - Saône-et-Loire | 14% |
| 72 - Sarthe | 27% |
| 73 - Savoie | 21% |
| 74 - Haute-Savoie | 28% |
| 75 - Paris | 64% |
| 76 - Seine-Maritime | 22% |
| 77 - Seine-et-Marne | 31% |
| 78 - Yvelines | 41% |
| 79 - Deux-Sèvres | 11% |
| 80 - Somme | 16% |
| 81 - Tarn | 17% |
| 82 - Tarn-et-Garonne | 36% |
| 83 - Var | 34% |
| 84 - Vaucluse | 14% |
| 85 - Vendée | 13% |
| 86 - Vienne | 20% |
| 87 - Haute-Vienne | 16% |
| 88 - Vosges | 7% |
| 89 - Yonne | 6% |
| 90 - Territoire de Belfort | 12% |
| 91 - Essonne | 45% |
| 92 - Hauts-de-Seine | 49% |
| 93 - Seine-Saint-Denis | 51% |
| 94 - Val-de-Marne | 28% |
| 95 - Val-d'Oise | 46% |
Au 31 décembre 2025, 23 900 BPI sont sortis du programme Agir
Au 31 décembre 2025, 23 900 BPI ne bénéficient plus d’un accompagnement et sont sortis du programme, dont 15 100 en 2025 (Figure 9). Répartis dans les 92 départements où le programme a été déployé avant juillet 2025, 17 100 d’entre eux ont été suivis 6 mois ou plus.
Figure 9. Les différentes sorties du programme Agir
| Champ | Valeur |
|---|---|
| BPI sortis | 23 904 |
| BPI orientés vers un CPH | 2 356 |
| Moins de 6 mois (hors CPH) | 3 988 |
| Non accompagné en emploi ou logement plus de 6 mois | 509 |
| Plus de 6 mois (hors CPH) | 17 051 |
| ... dont accompagnés en emploi et logement | 14 023 |
| Sorties positives en emploi uniquement | 1 238 |
| Sorties positives en logement uniquement | 4 241 |
| Sorties positives en emploi et logement | 4 762 |
| ... dont accompagnés en emploi uniquement | 1 533 |
| Sorties positives en emploi | 596 |
| ... dont accompagnés en logement uniquement | 1 495 |
| Sorties positives en logement | 992 |
| Taux de sorties positives en emploi | 42% |
| Taux de sorties positives en logement | 64% |
| Taux de sorties positives global | 37% |
Le taux de sortie positive du programme atteint 37 %
Mises à part les orientations vers un Centre provisoire d’hébergement (CPH) et les accompagnements de moins de 6 mois, une sortie d’Agir est dite positive si les accompagnements vers l’emploi et/ou le logement dont a bénéficié le BPI se concluent par une situation pérenne (définitions) : c’est le cas de 37 % des BPI accompagnés. En particulier, 64 % des BPI sortis d’Agir ayant bénéficié d’un accompagnement vers le logement sortent du programme avec des conditions de logement pérennes. Le taux de sortie positive (définitions) vers l’emploi atteint quant à lui 42 %.
Un BPI sur dix sorti du programme Agir est orienté vers un CPH (Figure 9). Ces centres du Dispositif national d’accueil (DNA) constituent un autre accompagnement pour les BPI en proposant une solution d’hébergement et une aide vers l’emploi. Ne pouvant cumuler les deux accompagnements, un BPI orienté vers un CPH a l’obligation de quitter le programme Agir. Il pourra y revenir si l’accompagnement du centre n’aboutit pas vers un emploi et/ou un logement pérenne (définitions). Hors orientations vers un CPH, 4 000 BPI ont été accompagnés moins de 6 mois, dont 1 600 moins d’un mois.
Par ailleurs, un peu plus de 500 BPI sont sortis du programme en n’étant accompagnés que pour l’accès à leurs droits.
Des disparités selon les profils
Les Afghans représentent 30 % des sorties après 6 mois ou plus d’accompagnement et hors orientations vers un CPH (Figure 10). Leur taux de sortie positive est de 36 %, soit 2 points de moins que celui des BPI d’autres origines. Hormis les Afghans, aucune nationalité ne représente à elle seule plus de 6 % des sorties. Il faut additionner les 30 premières nationalités pour représenter 90 % des sorties après 6 mois ou plus d’accompagnement.
Parmi les nationalités des BPI les plus présentes sortis du programme, les Guinéens affichent le taux de sortie positive le plus élevé : 42 %. Les Ukrainiens présentent le taux de sortie positive vers le logement le plus élevé (73 %) mais un taux vers l’emploi plus faible (32 %).
Les hommes aboutissent davantage à des sorties positives que les femmes (41 % contre 30 %). Les BPI entrés dans le programme entre 25 et 29 ans ont le taux le taux de sortie positive le plus élevé avec 39 % contre 35 % pour les moins de 20 ans et 31 % pour les 50 ans et plus
Figure 10. Taux de sortie positive après au moins 6 mois d’accompagnement par nationalité
| Nationalité | Proportion de sorties | Taux de sortie positive | Taux de sortie positive emploi | Taux de sortie positive logement |
|---|---|---|---|---|
| Afghanistan | 30% | 36% | 42% | 60% |
| Turquie | 5% | 40% | 48% | 60% |
| Guinée | 4% | 42% | 46% | 70% |
| Ukraine | 4% | 35% | 32% | 73% |
| Soudan | 4% | 31% | 35% | 58% |
| Autres | 53% | 38% | 43% | 67% |
| Ensemble | 100% | 37% | 42% | 64% |
Note de lecture : les Afghans représentent 30 % de l’ensemble des sorties. Parmi eux, 36 % sortent positivement du programme après au moins 6 mois d'accompagnement.
Plus de 60 % de sorties positives dans 12 départements
Au 31 décembre 2025, le nombre de sorties du programme Agir après 6 mois ou plus d’accompagnement varie de 5 sorties dans le département de l’Eure-et-Loir, où le programme a été déployé fin 2024, jusqu’à 1 354 BPI sortis dans le Rhône où Agir est actif depuis l’été 2023. Parmi les 92 départements concernés, 86 comptent au moins 5 sorties. Conséquences des marchés du travail et des parcs de logements très divers, mais aussi d’un déploiement d’Agir différencié dans le temps, les taux de sortie positive départementaux varient fortement (Figure 11). Ils excèdent 60 % dans 12 départements avec en tête la Somme (85 %), le Cher (82 %), l’Aveyron (74 %), la Dordogne (70 %) et le Puy-de-Dôme (67 %). À l’inverse, le taux de sortie positive n’excède pas 25 % dans 10 départements.
Figure 11. Taux de sorties positive après au moins 6 mois d’accompagnement par département
| Département | Déploiement | Taux de sortie positive |
|---|---|---|
| 01 - Ain | 2023-07 | 42% |
| 02 - Aisne | 2024-12 |
|
| 03 - Allier | 2023-09 | 18% |
| 04 - Alpes-de-Haute-Provence | 2024-11 |
|
| 05 - Hautes-Alpes | 2024-11 |
|
| 06 - Alpes-Maritimes | 2023-03 | 24% |
| 07 - Ardèche | 2022-12 | 24% |
| 08 - Ardennes | 2024-10 | 46% |
| 09 - Ariège | 2023-07 | 41% |
| 10 - Aube | 2022-12 | 37% |
| 11 - Aude | 2024-01 | 26% |
| 12 - Aveyron | 2024-01 | 74% |
| 13 - Bouches-du-Rhône | 2023-02 | 30% |
| 14 - Calvados | 2024-09 | 38% |
| 15 - Cantal | 2023-07 | 38% |
| 16 - Charente | 2023-01 | 41% |
| 17 - Charente-Maritime | 2023-01 | 54% |
| 18 - Cher | 2024-05 | 82% |
| 19 - Corrèze | 2023-02 | 32% |
| 21 - Côte-d'Or | 2024-02 | 40% |
| 22 - Côtes-d'Armor | 2022-10 | 37% |
| 23 - Creuse | 2023-02 | 50% |
| 24 - Dordogne | 2024-05 | 70% |
| 25 - Doubs | 2024-03 | 49% |
| 26 - Drome | 2024-05 | 50% |
| 27 - Eure | 2023-02 | 29% |
| 28 - Eure-et-Loir | 2024-09 | 0% |
| 29 - Finistère | 2024-04 | 47% |
| 30 - Gard | 2023-01 | 40% |
| 31 - Haute-Garonne | 2023-06 | 31% |
| 32 - Gers | 2022-12 | 37% |
| 33 - Gironde | 2023-06 | 40% |
| 34 - Hérault | 2023-07 | 33% |
| 35 - Ille-et-Vilaine | 2024-03 | 38% |
| 36 - Indre | 2023-11 | 62% |
| 37 - Indre-et-Loire | 2024-05 | 67% |
| 38 - Isère | 2022-12 | 42% |
| 39 - Jura | 2023-07 | 44% |
| 40 - Landes | 2024-01 | 40% |
| 41 - Loir-et-Cher | 2023-02 | 32% |
| 42 - Loire | 2024-05 | 47% |
| 43 - Haute-Loire | 2024-05 | 44% |
| 44 - Loire-Atlantique | 2023-01 | 34% |
| 45 - Loiret | 2023-02 | 42% |
| 46 - Lot | 2023-07 | 41% |
| 47 - Lot-et-Garonne | 2024-04 | 36% |
| 48 - Lozère | 2024-01 | 64% |
| 49 - Maine-et-Loire | 2024-04 | 37% |
| 50 - Manche | 2023-11 | 48% |
| 51 - Marne | 2024-02 | 39% |
| 52 - Haute-Marne | 2024-10 |
|
| 53 - Mayenne | 2024-03 | 63% |
| 54 - Meurthe-et-Moselle | 2023-10 | 54% |
| 55 - Meuse | 2024-10 | 61% |
| 56 - Morbihan | 2022-11 | 38% |
| 57 - Moselle | 2023-01 | 53% |
| 58 - Nièvre | 2023-07 | 37% |
| 59 - Nord | 2023-03 | 51% |
| 60 - Oise | 2024-01 | 9% |
| 61 - Orne | 2024-09 |
|
| 62 - Pas-de-Calais | 2025-01 |
|
| 63 - Puy-de-Dôme | 2023-10 | 67% |
| 64 - Pyrénées-Atlantiques | 2023-03 | 46% |
| 65 - Hautes-Pyrénées | 2024-01 | 38% |
| 66 - Pyrénées-Orientales | 2023-01 | 30% |
| 67 - Bas-Rhin | 2024-09 | 25% |
| 68 - Haut-Rhin | 2022-12 | 45% |
| 69 - Rhône | 2023-07 | 33% |
| 70 - Haute-Saône | 2024-03 | 33% |
| 71 - Saône-et-Loire | 2024-01 | 26% |
| 72 - Sarthe | 2024-03 | 48% |
| 73 - Savoie | 2023-02 | 45% |
| 74 - Haute-Savoie | 2024-05 | 52% |
| 75 - Paris | 2023-12 | 21% |
| 76 - Seine-Maritime | 2024-10 | 21% |
| 77 - Seine-et-Marne | 2025-07 |
|
| 78 - Yvelines | 2024-08 | 49% |
| 79 - Deux-Sèvres | 2024-03 | 14% |
| 80 - Somme | 2024-12 | 85% |
| 81 - Tarn | 2024-01 | 39% |
| 82 - Tarn-et-Garonne | 2023-07 | 40% |
| 83 - Var | 2023-09 | 36% |
| 84 - Vaucluse | 2023-09 | 48% |
| 85 - Vendée | 2023-01 | 23% |
| 86 - Vienne | 2023-08 | 43% |
| 87 - Haute-Vienne | 2023-06 | 50% |
| 88 - Vosges | 2023-10 | 9% |
| 89 - Yonne | 2023-01 | 66% |
| 90 - Territoire de Belfort | 2023-03 | 56% |
| 91 - Essonne | 2024-06 | 64% |
| 92 - Hauts-de-Seine | 2024-10 | 44% |
| 93 - Seine-Saint-Denis | 2025-07 |
|
| 94 - Val-de-Marne | 2023-05 | 27% |
| 95 - Val-d'Oise | 2023-09 | 28% |
Note : Les départements en « Secret Statistique » sont les départements comptant moins de 5 sorties au 31 décembre 2025.
Définitions
Pérenne : Selon une mesure établie pour le programme Agir dans son guide pratique, est pérenne une situation professionnelle ou d’hébergement considérée comme favorable à l’intégration des BPI et ne nécessitant a priori pas d’accompagnement.
Pour les situations professionnelles il s’agit de :
- Occupe un CDI
- Occupe un CDD ou un contrat d’intérim de 6 mois ou plus
- En formation qualifiante / certifiante ou en contrat d’alternance
- Création ou reprise d’entreprise
Pour les situations d’hébergement il s’agit de :
- Locataire d’un logement privé
- Locataire d’un logement social
- Logement accompagné ou adapté
- Logé par ses parents, ses enfants majeurs ou conjoint
Taux de sortie positive : rapport entre (D + E + H) et (A + B + C) (Figure 9).
Taux de sortie positive en emploi : rapport entre (D + F + H) et (A + C).
Taux de sortie positive en logement : rapport entre (E + G + H) et (B + C).
Le taux de sortie positive n’est ainsi pas une moyenne entre le taux de sortie positive en emploi et celui en logement.
Sources
Agir : Les données du programme Agir sont saisies dans un système d’information dédié par les associations en charge du programme à l’échelle départementale puis sont mises en cohérence avec des informations auxiliaires pour permettre une exploitation statistique.
Pour en savoir plus
« Le profil socioéconomique des réfugiés à leur entrée dans le programme Agir », Infos Migrations N°107, avril 2024
« Les trajectoires professionnelles et résidentielles des réfugiés accompagnés par le programme Agir », Infos Migrations N°113, décembre 2024
Encadré 2 – Les données du programme Agir
Les données du programme Agir sont issues du système d’information dans lequel les associations, qui opèrent le programme à l’échelle départementale, saisissent ou transmettent les fiches de suivi des réfugiés bénéficiaires.
Les statistiques issues de ce système sont mises en cohérence avec des informations comptables transmises par les opérateurs ainsi que les statistiques d’orientations de l’Ofii vers le programme. Ces rapprochements corrigent notamment des délais de saisies dans le système. Les statistiques du programme Agir sont ainsi soumises à révisions. Dans la publication du 13 février 2026, l’estimation du nombre d’entrées dans le programme Agir au 31 décembre 2025 était de 46 909 BPI, dont 15 466 en 2025. Ces statistiques sont maintenant de 46 554 BPI entrés (-0,8 %), dont 15 076 en 2025 (-2,5 %). Par ailleurs, la proportion de BPI entrant dans le programme sans emploi ni formation passe de 78,1 % à 78,8 %. Concernant les sorties, leur total est révisé à 23 904 (soit +3,4 %). Les taux de sorties positives sont aussi révisés à la hausse : de 41,8 % à 42,4 % en emploi, de 64,2 % à 64,4 % en logement et de 36,8 % à 37,2 % sur l’ensemble.
Documents de référence
Télécharger Télécharger "EM 2026 - 148 L'intégration des étrangers en 2025"
Essentiels de l'immigration n°148 - Juin 2026