La répartition dans les centres d’hébergement des demandeurs de protection internationale

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— L’établissement et l’application de critères pour la répartition des demandeurs de protection internationale varient selon les pays. Ces critères prennent en compte les besoins et les caractéristiques des personnes, mais aussi le nombre et la capacité d’accueil des centres d’hébergement, ainsi que les caractéristiques démographiques, économiques et sociales des régions les accueillant.

— Sur 23 pays ayant répondu, 17 pays membres du REM et la Serbie visent une répartition équilibrée des centres d’hébergement sur l’ensemble de leur territoire. En règle générale, de nouveaux centres sont mis en place selon plusieurs critères, dont la pression migratoire, les infrastructures de transport et la proximité de services de base.

— Cinq pays membres du REM (sur 23 pays ayant répondu) ont mis au point des plans de communication — à échelle nationale ou régionale, selon le mode de gouvernance du pays — pour promouvoir une communication rapide et transparente avec les autorités locales, les prestataires de service et les communautés.

— Bien que l’on constate un manque de plans de communication dédiés dans la plupart des pays membres du REM et en Serbie, il y a généralement une implication et un échange d’informations avec les autorités locales, les représentants élus et les collectivités en amont, durant ou en aval de de l’ouverture des centres d’hébergement. Le format, la fréquence et la souplesse des mécanismes de communication et d’activités de sensibilisation pour le public diffèrent selon les pays.

— Selon les déclarations, les ressources supplémentaires destinées aux services locaux sont allouées en fonction de la capacité d’accueil, des systèmes d’indemnisation ou de remboursement, des financements complémentaires nationaux ou de l’UE, et des initiatives visant à compléter les offres de services locaux. Des ressources supplémentaires sont, en général, allouées aux ONG par le biais de systèmes d’indemnisation, de financements de l’UE et d’appels à propositions ouverts. L’Irlande a mis en place trois financements dédiés à apporter un soutien financier aux ONG et aux groupes locaux.

— Parmi les pays membres du REM ayant répondu et la Serbie, une majorité a rencontré des difficultés à échanger avec les communautés locales et les groupes d’intérêt vis-à-vis de l’ouverture de centres d’hébergement. Les réactions varient : réticence, anxiété, opposition et, dans de rares cas, actes de violence.

— Les principales bonnes pratiques mises en avant par les pays membres du REM et par la Serbie mentionnent des mesures d’accompagnement visant à : soutenir l’ouverture de centre d’hébergement (par exemple, feuilles de route, indicateurs et comités de suivi), stimuler l’implication de la communauté (par exemple, événements culturels, formation et recrutement de personnel local) et apporter un soutien financier aux municipalités d’accueil. Sur 23 pays ayant répondu, 14 pays membres du REM considéraient la communication et la coordination avec les parties prenantes locales comme cruciales pour de bons résultats en matière d’intégration.