Lancé en 2018 en partenariat avec l'Agence du Service Civique, le programme Volont'R propose aux jeunes réfugiés de faire des missions de service civique adaptées à leur situation et à leurs compétences. Il permet également de mobiliser des jeunes français dans des missions de service civique en faveur des réfugiés.
En 2021, le programme a été élargi aux jeunes étrangers primo-arrivants, c'est-à-dire ceux ayant obtenu un premier de séjour en France.
En 2024, plus de 13 000 jeunes ont bénéficié du programme et près de 3 000 missions de service civique ont été réalisées par des réfugiés.
Réaliser des missions d'intérêt général pour mieux s'intégrer en France
Dans le cadre du programme Volont’R, les jeunes étrangers bénéficient d’un tutorat et d’un accompagnement renforcé au projet d’avenir. Ils peuvent ainsi acquérir des compétences reconnues dans le monde du travail et pourront valoriser leur expérience dans leur parcours vers l’emploi.
Le programme Volont’R propose à des jeunes réfugiés, étrangers primo-arrivants de réaliser des missions d'intérêt général au sein d’associations ou collectivités, s'ils sont âgés de 16 à 25 ans, et jusqu'à 30 pour les personnes en situation de handicap. Il contribue ainsi à favoriser la rencontre et l’intégration des personnes étrangères au sein de la société française dans une perspective de cohésion et de mixité sociale.
Accessible sans condition de diplôme, le service civique dans le cadre du programme Volont'R est indemnisé et s’effectue en France.
Le service civique permet à ces jeunes étrangers de développer leur connaissance de la langue et de la société française. Les missions incitent à la rencontre et à la création de liens avec les jeunes français, ainsi qu’à la découverte et la pratique des principes et valeurs républicains.
Découvrir toutes les conditions sur le site officiel du Service Civique
Pour en savoir plus
Bruit : musique du générique et tapement dans les mains.
Éléments de contexte : Konbini et la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés présentent Volont’R avec les réfugiés.
Qui es-tu ?
Adélia : « Je m’appelle Adélia, j’ai 17 ans ».
Bassirou : « Moi, je suis Bassirou Sissoko. ».
Dickey : « Je m’appelle Dickey, j’ai 19 ans. ».
Mohamed : « Je m’appelle Mohamed. ».
Betty : « Je m’appelle Betty, j’ai 22 ans. ».
Thibault : « Je m’appelle Thibault, j’ai 26 ans. ».
C’est quoi le programme Volont’R ?
Thibault : « le programme Volont’R, c’est une mission de Service Civique dans laquelle des jeunes français et des réfugiés s’engagent pour la société. ».
Quelles sont tes missions ?
Adélia : « Le but de notre mission est d’intervenir dans des centres d’hébergement. ».
Mohamed : « On fait des ateliers numériques. ».
Dickey : « Je travaille dans une école avec les enfants. ».
Thibault : « Accompagner des réfugiés dans leurs démarches administratives, donner des cours de français. ».
Bassirou : « Ma mission, c’était la lutte contre la discrimination. ».
Ça te plaît ?
Dickey : « Oui [ rire ]. ».
Betty : « Franchement, oui. ».
Mohamed : « C’est cool, oui. ».
Adélia : « Ouais, c’est cool ! ».
Qu’as-tu appris pendant ta mission ?
Thibault : « Je dirais d’abord la pédagogie. ».
Adélia : « Ça m’a appris à être autonome. ».
Bassirou : « Ça m’a donné la capacité d’analyse. ».
Mohamed : « Mieux parler français. ».
Betty : « Plus de confiance en moi. ».
Dickey : « Être responsable et citoyenne. ».
Quelles sont tes plus belles rencontres ?
Bassirou : « Ma référente de la Ligue de l’Enseignement qui était très très à l’écoute. ».
Dickey : « Les enfants et leur sourire. ».
Thibault : « Mes collègues réfugiés et principalement un avec qui j’ai vraiment une bonne relation, Salman. C’est presque fraternel. ».
Adélia : « Mon collègue, Mohamed. ».
Mohamed : « Mon binôme, Adélia. Oui, elle est cool ! [ rire ] ».
Betty : « Des bénéficiaires qu’on rencontre, dont un particulièrement, vraiment il est très assidu, et le voir évoluer depuis le début des ateliers, c’est toujours un plus. ».
Ça t’a donné quelles opportunités ?
Thibault : « Ça m’a donné l’opportunité de mieux comprendre le parcours des réfugiés, leur volonté de s’en sortir malgré toutes les difficultés auxquelles ils ont fait face. ».
Dickey : « Travailler en équipe et être utile pour la société. ».
Betty : « Comme je suis dans le marketing digital, le Service civique m’a donné quelques opportunités d’écrire des articles, de faire des vidéos sur mes camarades. ».
Pourquoi es-tu venu.e en France ?
Bassirou : « Les albinos, en Afrique, ils n’ont pas les mêmes droits que les autres personnes. Ils sont confrontés à des problèmes quotidiens : le rejet dans la famille, sur le marché de l’emploi. J’ai pris contact avec une association française qui s’appelle Jeun’Espoir, qui m’a orienté à demander l’asile, puisque ma vie était en danger dans mon pays d’origine. ».
Est-ce que ça a changé ton avenir ?
Thibault : « Oui, ça changé mon avenir, ça m’a surtout changé moi. ».
Betty : « cette mission m’a permis de sortir de ma zone de confort. ».
Mohamed : « Ça m’aide pour trouver un emploi. ».
Bassirou : « Ça m’a vraiment propulsé vers l’intégration. Je pense que la France est un pays d’opportunités. C’est un pays, vraiment, d’accueil. Je me sens vraiment en sécurité. ».
Encourages-tu les jeunes à faire comme toi ?
Dickey : « Oui. ».
Betty : « C’est vraiment une belle opportunité. ».
Thibault : « C’est aussi une certaine sensibilisation aux problématiques de notre société. ».
Mohamed : « Venez faire le Service Civique, c’est cool. ».
Adélia : « C’est une expérience à vivre et … Foncez [ rire ]. ».
Bruit : musique.
Éléments de contexte : merci à Adélia, Bassirou, Betty, Dickey, Mohamed, Thibault, volontaires en Service Civique à Unis-Cité et à la Ligue de l’Enseignement.
Éléments de contexte : Logos du Gouvernement et du Service Civique.
Texte dans la vidéo : "Thank you for watching" ( traduction : "Merci d’avoir regardé" ). Konbini.